Mais que regardait donc Fabien Barthez ?
Mardi 20 juillet 2010
Vous avez certainement encore en mémoire la catastrophique épopée des bleus au cours de la coupe du monde 2002 qui se déroula simultanément en Corée du Sud et au Japon.
Cette aventure en seulement trois petits actes commença par une défaite contre le Sénégal par 1 à 0.
Et c’est du but encaissé à cette occasion que je voudrais vous entretenir maintenant, car il y a dans ce but un petit détail qui m’a toujours dérangé, et, qui vous le verrez, a toute son importance.
Je prétends en effet que si l’équipe de France a encaissé ce premier but, c’est parce que son gardien, Fabien Barthez, a tourné la tête à un moment crucial, se désintéressant l’espace d’une fraction de seconde du ballon qui pourtant était brûlant.
Resituons nous dans l’action… Tout commence par un débordement d’Elhadji Diouf sur le coté gauche. Il entre dans la surface et fait un centre qui passe entre les jambes de Marcel Dessailly qui dévie légèrement le ballon du talon. Puis Emmanuel Petit qui court vers son but va renvoyer le ballon (certainement de façon involontaire) vers son gardien, qui surpris, ne pourra que le dévier vers Bouba Diop qui n’aura plus qu’à se jeter pour le pousser au fond des filets.
Maintenant, si vous regardez bien les images, ce que je vais vous inviter à faire d’ici peu, vous vous rendrez compte qu’au moment même ou Manu Petit renvoie le ballon vers Fabien Bathez, celui-ci tourne la tête vers sa droite, en oubliant le ballon un bref instant. C’est une erreur qui va coûter très très cher, puisque quand il va reporter son attention sur le ballon, celui-ci sera trop proche de lui. Tellement proche qu’il ne pourra plus effectuer qu’une déviation réflexe, qui ne sera pas décisive puisque le ballon finira sur le pied de Bouba Diop. Je maintiens avec la plus grande des fermetés, que si Fabien Barthez avait gardé son attention sur le ballon, celui-ci n’aurait jamais fini au fond des filets, car il aurait eu tout le temps pour s’en saisir, ou le dévier de façon plus efficace.
Allez voir cette vidéo résumée du match France-Sénégal 2002, et intéressez vous plus particulièrement aux deux ralentis qui se succèdent à partir de 1′19 ». Vous verrez, c’est flagrant !
C’est pourquoi je me pose la question : Mais que regardait donc Fabien Barthez de si important ? Qu’est ce qui a détourné ainsi son attention ? Est-ce un joueur adverse qui l’a appelé ? Si c’est le cas, seul Diouf semble être en position de l’avoir fait… Est-ce Marcel Desailly qui a crié ou dit quelque chose ? Est-ce une jolie fille qu’il a aperçu dans la tribune opposée ? A-t-il été tout simplement marabouté ?
Je ne sais pas si nous aurons un jour la réponse à cette question, le fait est que jamais un journaliste n’a osé lui demander le pourquoi du comment. A moins que je sois le seul à avoir remarqué ce détail… J’en doute!
Alors bien sûr, il ne s’agit ici ni de remettre en cause la compétence de Fabien Barthez, ni de lui faire porter le poids du désastre de cette coupe du monde. Ceux qui comme moi l’ont suivie se souviennent certainement d’une équipe de France championne du monde et championne d’Europe en titre, composée de joueurs avec des têtes grosses comme des montgolfières, bien plus occupés à négocier des contrats publicitaires qu’à pratiquer le football. Le naufrage aura bien été collectif même si malheureusement, cette anecdote peut être considérée comme le premier des grains de sable visibles, qui est venu gripper les rouages de la mécanique France 2002.

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